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Des étudiants de l’INRS sillonnent la planète pour collecter des données

Vélos et instruments de pointe pour mesurer bruit et pollution dans les villes

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12 décembre 2017 // par Gisèle Bolduc
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Des étudiants à la maîtrise et au doctorat en études urbaines de l’INRS, qui poursuivent leurs recherches dans le Laboratoire d’équité environnementale (LAEQ), ont sillonné à vélo les rues de grandes villes comme Mexico, Ho Chi Minh Ville et Paris. Des séjours scientifiques qui n’ont rien de touristique! En effet, les étudiants-chercheurs parcourent de 90 à 120 km par jour pendant une à deux semaines, équipés de t-shirts biométriques, de capteurs portatifs de pollution, de sonomètres, de montres GPS et de caméras d’action. Leur but : collecter avec précision une quantité impressionnante de données sur l’exposition des cyclistes au bruit et à la pollution atmosphérique en milieu urbain.
 
 
« C’est une expérience très riche à plusieurs égards. Je trouve génial de participer aux différentes étapes de la conduite d’une recherche et d’être impliquée dans la logistique d’une expérience terrain réalisée à l’étranger », affirme la doctorante Élaine Lesage-Mann, qui a effectué à ce jour deux missions, l’une au Mexique, l’autre au Vietnam. Ces expéditions sont organisées conjointement par des étudiants participant au projet et Philippe Apparicio, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l’équité environnementale et la ville
 

Capacité d’adaptation et d’anticipation, débrouillardise et forme physique sont des qualités requises pour parer aux imprévus et surmonter les embûches qui surviennent immanquablement lors de telles missions scientifiques. Préparer le terrain, prévoir le logement et les trajets, calibrer les équipements, obtenir les visas et les autorisations nécessaires pour le transport d’équipements scientifiques spécialisés, louer les vélos sur place, extraire et valider les données quotidiennes sont quelques-unes des tâches qui doivent être réalisées en équipe pour assurer le succès de chaque collecte de données. 
 
« Même si le rythme est intense – 8 heures de vélo par jour suivies de 2-3 heures de structuration de données, lessive et courses; bref on dort peu! –, c’est très stimulant de contribuer à enrichir une base de données qui servira à mener des études comparatives sur la qualité de l’environnement urbain. C’est aussi marquant de découvrir une ville en roulant plus de 500 kilomètres en une semaine! », renchérit le doctorant Jérémy Gelb qui a parcouru les rues de Paris. 
 
Tirant parti des expériences passées, les étudiants ont développé une expertise dans l’organisation de ce type de séjour à l’étranger et disposent maintenant d’un mode de fonctionnement bien rodé pour préparer de futures missions. D’ailleurs, certains d’entre eux partiront en février 2018 pour la Nouvelle-Zélande pour collecter d’autres données dans les villes d’Auckland et de Christchurch. De plus, ils projettent déjà de se rendre en Inde et en Chine pour poursuivre cette grande aventure scientifique.
 
Rien n’arrête ces étudiants globe-trotters! 


Vidéo : Hô-Chi-Minh, Viêt Nam




Vidéo : Mexico, Mexique

 

 

 

 

 

 

 

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